Après un tour de ville, haute perchée sur un siège de bus, je me faufile dans les rues désertées, adjacentes, perpendiculaires ou parallèles aux quais du port. L'église à mon regard disparue, réapparait enfin, seule.
Je ne vois qu'elle. Plantée au milieu de sa place, elle ravit la vedette au centre-ville.

« Accrochée à des volutes d’ambroisie, je quémande une offrande afin de réparer les cloisons souffrant de la conjoncture misérable dans laquelle nous nous trouvons. Pourtant elle était belle, cette église, entre port et mairie ; bien du monde venait après la criée, bien du monde restait, se liait, se respectait, un peu comme une grande famille originelle. Dommage qu’on en soit arrivé là ! »


"Autrefois, ce lieu … divin, avait quelque chose d’irréel, un je ne sais quoi venu des confins de l’Orient.
Aujourd’hui, les statues de chair sont abandonnées à leur simple sort d’image ! Les murs dépérissent de ces absences et malgré un chef d’accusation clair, l’endroit ne sied plus aux déités les plus en usage."

Sanctuaire je disais, de la barque aux multiples statues polychromes, le lieu déborde d'énergies variées aux intentions telles "commisération", "Amour" ou "empathie".
















